éditions workshop19                                                          choisissez votre langue »

Les mécaniciens du livre, réparateurs de véhicules et moteurs culturels en panne

 

ATELIER TUNISIEN DE CRÉATION

Actualités
Mercredi Mai 23, 2018

Talimambo 1

A la une

Égypte : une élection présidentielle plébiscitaire

par Rabha Attaf, 15/3/2018

L'élection présidentielle en Égypte, dont le premier tour se tiendra du 26 au 28 mars prochain - avec « si besoin un second tour du 24 au 26 avril », dixit l'Autorité nationale- sera sans surprise. Le maréchal Al-Sissi se succédera certainement à lui-même faute de concurrents sérieux. Ils étaient pourtant plusieurs à se bousculer au portillon, militaires ou civils, annonçant même leurs candidatures via Twitter et autres réseaux sociaux. Mais l'un près l'autre, ils ont été préventivement éliminés de la course.

Share
Lire la suite...
Multiple Image #1. Supports custom html.
Multiple Image #2. Supports custom html.
Multiple Image #3. Supports custom html.
Multiple Image #4. Supports custom html.
Multiple Image #5. Supports custom html.

30
Oct 2012
PDF
Imprimer
Envoyer

La Goulette

Share
 
30
Oct 2012
PDF
Imprimer
Envoyer

Fausto Giudice, Tunis, 21 octobre 2012 - Ça y est, workshop19 existe ! Il aura fallu un an pour que ce projet devienne une réalité, avec la publication de notre premier livre. La réalisation de ce projet a coûté beaucoup de sang, de larmes et de sueur, mais nous y sommes arrivés. Paraphrasant Napoléon, on pourrait dire : " المستحيل موش كلمة تونسية " [al mosta7il mouch kilma tounssiya-Impossible n'est pas un mot tunisien].

Le 5 janvier 2011, alors que je vivais encore en France, j'ai su que Ben Ali n'en avait plus pour longtemps, lorsque j'ai appris qu'au lendemain de la mort de Mohamed Bouazizi, date de la rentrée scolaire et universitaire, les élèves et étudiants se mettaient en grève aux quatre coins du pays. Je me suis donc préparé à retourner dans le pays où j'avais grandi, et où je n'avais pu mettre les pieds durant les 23 ans de la dictature.

 En revenant à Tunis, j'ai découvert au fil des mois une société en pleine effervescence et atteinte de graves maladies. Parmi ces maladies, la plus sérieuse me paraît être l'ignorance. Une ignorance cultivée et entretenue par le pouvoir pendant des décennies.

 Le livre est un des outils permettant de combattre l'ignorance. Le grand poète espagnol Federico García Lorca a exprimé cela mieux que je ne le saurais faire. Voici ce qu'il déclara dans son discours d’inauguration de la bibliothèque publique de sa ville natale, Fuente de Vaqueros (Grenade) en septembre 1931 :

Un demi-pain et un livre

Quand quelqu’un va au théâtre, à un concert ou à une fête quelle qu’elle soit, si le spectacle lui plaît il évoque tout de suite ses spectacle qu’avec une légère mélancolie. C’est cette mélancolie que je ressens, non pour les membres de ma famille, ce qui serait mesquin, mais pour tous les êtres qui, par manque de moyens et à cause de leur propre malheur ne profitent pas du suprême bien qu’est la beauté, la beauté qui est vie, bonté, sérénité et passion.

C’est pour cela que je n’ai jamais de livres. A peine en ai-je acheté un, que je l’offre. J’en ai donné une infinité. Et c’est pour cela que c’est un honneur pour moi d’être ici, heureux d’inaugurer cette bibliothèque du peuple, la première sûrement de toute la province de Grenade.

L’homme ne vit pas que de pain. Moi, si j’avais faim et me trouvais démuni dans la rue, je ne demanderais pas un pain mais un demi-pain et un livre. Et depuis ce lieu où nous sommes, j’attaque violemment ceux qui ne parlent que revendications économiques sans jamais parler de revendications culturelles : ce sont celles-ci que les peuples réclament à grands cris. Que tous les hommes mangent est une bonne chose, mais il faut que tous les hommes accèdent au savoir, qu’ils profitent de tous les fruits de l’esprit humain car le contraire reviendrait à les transformer en machines au service de l’État, à les transformer en esclaves d’une terrible organisation sociale.

J’ai beaucoup plus de peine pour un homme qui veut accéder au savoir et ne le peut pas que pour un homme qui a faim. Parce qu’un homme qui a faim peut calmer facilement sa faim avec un morceau de pain ou des fruits. Mais un homme qui a soif d’apprendre et n’en a pas les moyens souffre d’une terrible agonie parce que c’est de livres, de livres, de beaucoup de livres dont il a besoin, et où sont ces livres ?

Des livres ! Des livres ! Voilà un mot magique qui équivaut à clamer : « Amour, amour », et que devraient demander les peuples tout comme ils demandent du pain ou désirent la pluie pour leur semis.

Quand le célèbre écrivain russe Fédor Dostoïevski - père de la révolution russe bien davantage que Lénine - était prisonnier en Sibérie, retranché du monde, entre quatre murs, cerné par les plaines désolées, enneigées, il demandait secours par courrier à sa famille éloignée, ne disant que : « Envoyez-moi des livres, des livres, beaucoup de livres pour que mon âme ne meure pas ! ». Il avait froid ; ne demandait pas le feu, il avait une terrible soif, ne demandait pas d’eau, il demandait des livres, c’est-à-dire des horizons, c’est-à-dire des marches pour gravir la cime de l’esprit et du cœur. Parce que l’agonie physique, - biologique, naturelle d’un corps, à cause de la faim, de la soif ou du froid, dure peu, très peu, mais l’agonie de l’âme insatisfaite dure toute la vie.

Le grand Menéndez Pidal - l’un des véritables plus grands sages d’Europe -, l’a déjà dit : « La devise de la République doit être la culture ». la culture, parce que ce n’est qu’à travers elle que peuvent se résoudre les problèmes auxquels se confronte aujourd’hui le peuple plein de foi mais privé de lumière.

 

 

Share
 
29
Oct 2012
PDF
Imprimer
Envoyer

Par Elodie Crézé, Marsactu, 29 octobre 2012

Le 25 janvier 2011, le peuple égyptien s'empare de la place Tahrir. Le président Hosni Moubarak est déchu le 11 février. Rabha Attaf, reporter indépendante algéro-marseillaise a séjourné en Égypte à plusieurs reprises entre février 2011 et avril 2012, le temps d'écrire ses chroniques "Place Tahrir, une révolution inachevée".

rabha elodie crz

Rabha Attaf, journaliste algéro-marseillaise auteur de "Place Tahrir, une révolution inachevée"
Elodie Crézé

 

Marsactu : Dans quelles conditions avez-vous mené votre enquête ?
Rabha Attaf : J'ai reçu un super-accueil de la population. Mais j'ai été perçue comme une potentielle espionne par le système en place, parano. Au moment où je suis arrivée en Égypte, la quasi6totalité des journalistes étrangers étaient partis. Tout le monde parle des 18 jours de la révolution, mais c'est un leurre. Rien n'est encore réglé, le CSFA (Conseil suprême des forces armées - ndrl) a lâché Hosni Moubarak pour manipuler tout le monde.

Mais les Égyptiens sont-ils dupes ?

Share
 
Page 27 sur 28

 

 

 

calendrier W19

May 2018
S M T W T F S
29 30 1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31 1 2

Recevez nos actualités

Statistics

Membres : 4
Contenu : 83
Liens internet : 6
Affiche le nombre de clics des articles : 1543254

Visiteurs

Nous avons 34 invités en ligne

défaut de fabrication

pile livres